La nouvelle Mise à Jour d'Irae : Reconquêtes, vient de sortir !
« Que l'Unique guide vos pas, voyageur. »
La Bibliothèque

L'homme qui s'occupait de ces rayonnages majestueux s'appelait Liberté, mais il est mort il y a plusieurs dizaines d'années. Depuis, les livres auraient pu être à l'abandon, mais un petit groupe de volontaires continue d'en écrire de temps en temps. Certains racontent même que plusieurs ailes de la Bibliothèque seraient cachées au public, invisibles derrières les murs à l'odeur de vieux papier.


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Les mégalithes de Norec

« Les mégalithes de Norec », étagère Mythes et légendes

L’alignement

On peut trouver cet étrange alignement au fond d’une vallée entourée de collines, de telle sorte qu’il est presque impossible de le voir à moins de vraiment savoir où chercher.
L’enfant qui a retrouvé l’emplacement ne l’a d’ailleurs pas fait par hasard, puisqu’il avait déjà suivi Norec lors d’un de ses aller-retour sur le site.

La structure en elle même forme une sorte de cercle par sa symétrie quasi parfaite, au centre duquel on trouve un réceptacle au support arrondi. Ce réceptacle est la seule pièce du tout à être parfaitement lisse et d’un noir profond et uni sur l’ensemble de la surface, aucun reflet de lumière n’y apparaissant.
Chaque pierre a été taillée de manière à être d’une forme extrêmement précise: des pavés et pyramides aux angles presque acérés de par leur coupe, d’autres en forme de cylindres, piliers supportant des toits faits d’autres roches en des abris de fortune. Certaines pierres s’élèvent seules, en monobloc, debout ou couchées mais toujours tournées vers le centre de la formation.

Le type de roche dans laquelle ont été sculptés chacun des élément change de l’un à l’autre, provenant parfois de contrées très éloignées de son emplacement. Les couleurs changent également de l’une à l’autre, passant au travers d’une multitude de nuances de gris et d’ocre.

Cependant, ce qui a le plus étonné quand cette structure fut étudiée la première fois, c’est que chacun de ses éléments a été gravé avec minutie.
Ces gravures pourraient passer pour quiconque n’est pas un spécialiste pour des runes, mais sont en fait des variations très proches de ces-dernières, et en nombre trop grand sur un même bloc pour être utilisables de toutes manières.
Les gravures des roches les plus proches du centre ont été remplies avec de l’or, ce qui les rend d’autant plus visibles et les fait rayonner à la lumière du soleil. Cela a aussi pour effet de les rendre plus résistantes aux intempéries.

Il a été découvert par hasard que d’autres pierres, gravées elles aussi mais en forme de sphères, ont été enterrées autour de la partie visible en surface de la structure. Après des fouilles plus poussées, il a été observé que ces-dernières avaient été enterrées en un cercle faisant le tour complet de la structure, à des intervalles réguliers.
Des fouilles partielles ont été menées à une distance encore plus grande du centre de la structure, mais il semblerait que rien d’autre n’aie été mis en place au delà de ce cercle de sphères.


La folie de Norec Dévievent

Norec Dévievent était un Artisan-mage respecté de sa contrée, avec un talent indéniable: certains disaient qu’il le gâchait à exercer dans sa région natale plutôt que de partir pour le continent de l’Unique. Sa spécialité était la taille de la pierre, matériau avec lequel il fabriquait non seulement nombre de disques de mécanancie, mais aussi des rocs aux propriétés des plus variées, allant de la production d’eau à la projection d’une douce lumière, et à l’esthétique des plus exquise.
Les gens venaient de loin pour se procurer ses oeuvres, malgré le fait que ces-dernières étaient assez compliquées à transporter, ne serait-ce que pour le gage de qualité qui s’était associé à son nom avec le temps.

Cependant, un jour, il reçut la visite d’une Sentinelle semblant venir de très loin au vu de l’état de ses vêtements et de sa monture. Il l’invita alors à l’intérieur, et referma la porte derrière eux. Lorsque la porte se rouvrit, la Sentinelle reparti comme si de rien n’était, mais Norec avait adopté une mine bien sombre en la regardant partir. Il s’enferma alors une semaine durant, refusant toute commande et demandant simplement qu’on le laisse en paix. Au bout de cette semaine, la même Sentinelle repassa chez lui, et repartit cette fois-ci avec un épais dossier de documents.

A partir de ce jour, Norec se livra à un étrange manège. Il refusa la majorité des commandes qui lui parvenaient, n’acceptant que le strict nécessaire pour subvenir à ses besoins en matériaux, qu’il se mit d’ailleurs à faire importer de plus en plus loin, mettant bien des fournisseurs dans l’embarras.
Il ne semblait presque plus dormir, les cernes sous ses yeux horrifiant ses voisins les rares fois où il daignait sortir.

Chaque mois, la Sentinelle revenait, et chaque mois, elle repartait avec une épaisseur impressionnante de documents, ne restant jamais plus d’une heure dans le quartier de l’Artisan-mage.
Les voisins, qui avaient l’habitude d’un Norec amical et souriant au lieu de cet homme froid et distant, se mirent à vraiment s’inquiéter de cet isolement prolongé. Ils se mirent donc à se relayer pour offrir une conversation ou même un plat maison au pauvre Norec. Ce dernier reprit alors des couleurs et un peu de sa joie de vivre, mais se renfermerait dès que quelqu’un tentait de savoir quoi que ce soit sur le projet auquel il avait dédié les mois précédents de sa vie, ou quand on lui posait des questions sur cette Sentinelle qui venait le voir chaque mois.

Au bout d’un an après le premier passage de la Sentinelle, l’atelier du sieur Dévievent se remit à vibrer à nouveau du bruit de ses outils en pleine création. Les voisins virent cela comme un bon signe quant à l’état de l’Artisan-mage, pensant qu’il avait repris sa vie habituelle rythmée de ses commandes.
Il n’en était cependant rien, puisqu’il se mit à refuser toute demande pour ses services, même les rares qu’il proposait encore après le passage de la Sentinelle. Cette dernière ne repassait d’ailleurs plus que tous les deux mois, et ne portait maintenant plus de documentation suffisamment importante pour être visible. Il alla même jusqu’à interdire complètement l’accès à son atelier à quiconque, les quelques personnes lui rendant visite ne pouvant jamais aller plus loin que son salon.

Norec pris l’étrange habitude de disparaître pour plusieurs jours à diverses reprises, partant toujours lorsque tous ses voisins dormaient de sorte que personne ne savait où diable il allait, et de reparaître ensuite à la tête d’une charrette vide recouverte d’une bâche en toile. Chacun se doutait qu’il livrait par morceaux cette oeuvre gargantuesque que celui qui avait envoyé la Sentinelle avait commandé.
Des rumeurs circulaient d’ailleurs sur le commanditaire, indéniablement une personne d’importance, sûrement un Élu, ou l’Unique lui-même selon les chuchotements qui se répandaient de plus en plus.

L’Artisan-mage ne s’en préoccupait pas trop, trop occupé qu’il était par son projet qui atteignait enfin sa fin. Après trois ans de dur labeur, et un dernier passage de la Sentinelle, bien plus long cette fois-ci puisqu’elle resta pour deux jours entiers, il s’enferma une dernière fois dans son atelier, ne laissant personne le voir durant un très long mois.
Ses voisins se remirent à s’inquiéter, et quand il arrêta même de répondre à leurs tambourinements à sa porte pendant plus de deux jours, ils se décidèrent à entrer de force chez lui. Ils enfoncèrent la porte avec l’aide de disques de mécanancie que Norec lui-même avait fabriqués, et firent face à une maison vide. Peu importe où ils cherchaient, pas une trace du génial Dévievent. Ils retrouvèrent cependant nombre de croquis et d’inscriptions concernant une sphère de pierre couverte de runes sur laquelle l’Artisan-mage semblait travailler depuis un certain temps.
Inquiets de sa disparition, ils se mirent à le chercher un peu partout dans les environs, sans pour autant le retrouver.

C’est un des enfants du voisinage qui avait réussi à le suivre lors d’une de ses disparitions mensuelles qui emmena le groupe de recherche jusqu’à lui.
Ils le trouvèrent inconscient dans sa charrette, juste à côté de la structure de mégalithes, semblant avoir été drogué. A son réveil, il se mit à chercher frénétiquement la sphère qu’il disait avoir fabriquée, jurant encore et encore au fur et à mesure qu’il perdait espoir.
Le groupe de recherche le ramena chez lui en chuchotant leur admiration pour cette structure qui portait visiblement la marque de fabrique de Norec pendant que celui-ci marmonnait dans sa barbe en continu.
Quand ils arrivèrent enfin chez l’Artisan-mage, il se précipita dans son atelier et se mit à fouiller toute la paperasse étalée partout, pestant encore et encore avant de se mettre à agresser ses voisins toujours là et de les accuser de lui avoir volé « la pièce manquante, la plus importante ».
Quand on réussit enfin à le calmer de sa crise de paranoïa, il s’effondra en larmes et on le convainc d’aller se coucher.

Les voisins se relayèrent encore pour être sûr qu’il se remettait, mais il ne semblait plus passer ses journées qu’à observer la rue depuis sa fenêtre. Certains allèrent observer la structure de plus près, admirant la beauté du tout sans comprendre aucunement son utilité.

La Sentinelle ne parut plus, et Norec resta dans un état presque végétatif pendant encore trois mois avant de se remettre petit à petit à prendre des commandes et à exercer à nouveau son métier.
Il garda quand même à partir de cette époque une attitude plus terne que celle qu’il offrait précédemment à son entourage, et développa l’habitude de répondre d’un rire hystérique à chaque question qu’on lui posait sur la structure ou la Sentinelle.


Les pulsations

Des phénomènes anormaux ont été observés au niveau de ces mégalithes de Norec. Ils semblent être enclenchés par la présence prolongée d’êtres humains à divers endroits autour et dans le cercle des pierres enterrées.

Des enfants restés jouer et faire une sieste aux côtés de la structure ont découvert le premier mécanisme: une pulsation de lumière d’un rouge bordeaux, associée à un bruit sourd, est partie du centre du cercle, juste sous le piédestal, pour ensuite se propager en rasant le sol vers l’extérieur. Elle s’est cependant arrêtée nette au niveau du cercle de pierres enfouies.
Des expériences ont été menées par quelques curieux, et il a été découvert (avec une certaine douleur, comme on peut l’imaginer) que cette onde brûlait violemment le corps de quiconque la touche.

Cette onde reçoit la plupart du temps une autre onde brun-doré en réponse, cette fois-ci partant du cercle enterré et allant vers le piédestal. Aucun effet n’est connu à ce jour pour cette pulsation-ci, mais elle semblerait empêcher toute autre phénomène provenant directement du piédestal.

Car ce dernier peut être plutôt actif. Il a été observé émettant une lueur vert pâle, qui semble attirer quiconque se trouve à l’intérieur du cercle. Personne n’est jamais arrivé au point de toucher cette lumière, la même pulsation dorée venant rapidement la contrer.
Une ribambelle d’autres phénomènes ont pu être observés de la même sorte provenant de ce piédestal, mais ils sont presque toujours arrêtés par la pulsation provenant des sphères enfouies.

La seule exception à cette règle n’a pu être vue qu’une seule fois: une sorte de nuage noir semblant sortir du sol a commencé à se répandre lentement autour du socle.
Pas de pulsation cette fois-ci, mais des liens lumineux apparaissant entre les pierres gravées à l’or et bloquant toute avancée de la fumée, formant une sorte de dôme. Celui-ci ne disparu pas avant trois jours, bien après que la fumée se soit dissipée.